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La place de l'homme dans le parcours PMA

Je trouve important d'aborder ce sujet qui me tiens à coeur. Depuis un certains temps j'accompagne des femmes dans ce parcours et il m'arrive aussi de rencontrer des messieurs qui osent me témoigner leurs difficultés face à ce parcours difficile. En effet, il est souvent fait mention de la souffrance et des difficultés que rencontrent les femmes pendant le parcours PMA. Mais il ne faut pas minimiser la part de souffrance des messieurs qui vivent pleinement ce parcours, et bien souvent également comme une épreuve. Lorsque le diagnostique tombe et que le mot infertilité est prononcé l’homme n’est pas moins concerné surtout si la cause de l’infertilité est masculine.

Le parcours de PMA est aussi un peu virtuel pour les messieurs, dans le sens où ils ne peuvent subir les traitements même s'ils sont les porteurs du problème. Il leur faut donc vivre cette étape par le biais du ressenti de leur partenaire, qui va leur décrire par des mots la souffrance physique et psychologique qu’elle ressent. Ce qui ne rend pas les choses évidentes à comprendre !


Lorsqu’un couple se tourne vers la procréation médicalement assistée, cette dernière devient un parcours à deux et aujourd’hui les spécialistes veillent de plus en plus à ce que l’homme ne se sente pas exclu des différentes étapes.

Et pourtant, il est souvent difficile pour l’homme de trouver sa place dans ce parcours, car il est peu habitué aux multiples informations transmises par le spécialiste pendant la consultation et moins à l’aise que les femmes dans le cabinet d’un gynécologue. Cela paraît très simple mais c’est un obstacle que les hommes peuvent rencontrer.

Un autre moment pas forcément si facile à vivre est la réalisation d’un spermogramme. Certes, c’est un examen moins invasif que ceux demandés aux femmes, mais il peut aussi engendrer un stress chez l’homme car ses résultats peuvent provoquer des troubles de l’érection ou une crainte que leur compagne ne les quitte. Le parcours de PMA est vécu plus intimement par les femmes car ce sont elles qui ressentent ce qui se passe dans leur corps et qui subissent les interventions médicales, d’où la difficulté pour l’homme de trouver sa place. Il faut avoir bien conscience que si les soucis viennent du coté de monsieur, sa virilité va être immédiatement touchée par cette nouvelle. Il est à noter que les hommes font souvent le lien entre fertilité et virilité. Evidement les deux items n’ont pas de liens mais le raccourci se fait presque instinctivement et va entrainer chez l’homme un sentiment d’inutilité, de culpabilité et une baisse de sa libido.


L’inutilité car il a un sentiment de ne servir à rien dans cette étape du couple si essentielle : la reproduction. Il va se comparer à la qualité de son sperme, se sentir sans intérêt et ressentir un sentiment de médiocrité.

La culpabilité, car il demande à sa conjointe pour palier son problème de subir des traitements lourds et contraignants.

Une baisse de sa libido, car le sentiment d’inutilité et de médiocrité l’amène à perdre cette envie de partager l’intime avec sa partenaire, ne pouvant lui donner un enfant.


Alors quel rôle doit-il jouer auprès de sa compagne ? Comment l’aider ? Comment la soutenir ? Autant de questions qui traversent l’esprit de beaucoup d’hommes en parcours de PMA, provoquant ainsi des angoisses et du stress.

Dans le couple, l’homme va souvent jouer le rôle de celui qui rassure, qui calme, qui est le médiateur avec le praticien. Cela ne veut pas dire que les messieurs ne ressentent rien, mais ils arrivent à mettre de coté l’émotionnel, pour faire montre de leur pragmatisme afin de trouver des réponses concrètes. L’homme bien moins que la femme va verbaliser ce qu’il ressent. Il réservera son ressenti en de rares occasions préférant donner à sa compagne le visage rassurant et positif. Il n’est pas rare d’entendre les femmes dire que monsieur se fiche de ces traitements et de sa souffrance mais il n’en est rien. Mais les hommes peuvent plus facilement se détacher de cette souffrance ne ressentant pas physiquement ce désir.

Que se soit l'homme ou les couples homoparentaux , la place du partenaire dans le parcours est essentielle, il faut avant le démarrage des traitements que le couple puisse se parler de ce qu’il peut apporter à l’autre. Par exemple, peut-il ou veut-il se charger des piqûres, des médicaments, des choses plus matérielles dans la maison ….C’est par le biais d’un échange et d’une mise au point que le couple va trouver le meilleur fonctionnement possible pour faire face. Ainsi, si cela s'avère difficile, ils peuvent consulter un professionnel de santé alternative pour découvrir comment la Sophrologie, la SPP (Somato- psychopédagogie) peut vous soutenir et vous permettre de trouver un espace neutre pour parler, évacuer les tensions, le stress, verbaliser sans jugement et trouver un sas de décompression.


Pour toutes consultations et accompagnement pendant cette période vous pouvez me contacter. 0692701959


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Avec tout mon soutien.

Merci de m'avoir lu.

Angélique







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